Bilan, Vie pratique

(Bilan) Passer 2 ans à Toronto

Two comme deux ans d’immigration ou deux années d’aventure à deux si vous préférez!

Et oui déjà 24 mois (oui je sais je suis très doué en maths ^^) que nous avons quitté la douce France et il est donc temps pour moi de reprendre (enfin) ma plume pour vous faire partager ma vision, mon ressenti sur mon expérience de changement de vie.

Après relecture de mon bilan des un an je me dis que je vais être sans doute plus critique encore envers moi-même et mon univers canadien de manière générale. C’est peut-être le temps de la maturité. J’ai en effet l’impression d’avoir beaucoup appris. Appris à être plus lucide sur les difficultés ou obstacles qu’il faut comprendre et affronter, pour finalement gagner (parce que oui il faut être positif malgré tout).

« Ce doit être cela la maturité, sentir ses chaînes tout à coup et les accepter parce que fermer les yeux ne les abolit pas. »
Ce que dit André Langevin (écrivain et dramaturge québécois, même pas fait exprès en plus ^^) vient étayer mon idée que s’il ne s’agit pas de chaînes, de nombreuses barrières au moins viennent entraver le chemin que vous avez tracé dans votre tête.

Des difficultés professionnelles

Le principal obstacle en ce qui me concerne est professionnel. Alors oui j’ai parfaitement conscience d’avoir la chance d’être employé à temps plein dans ma branche, mais je regrette (et c’est peu de le dire) le fait que je suis encore au même poste qu’il y a un an…Ma frustration de devoir en janvier 2011 accepter un « entry level » job n’a pas réellement disparu car au sein de la Goliath National Bank (GNB) on ne m’a toujours pas donné la chance de réellement évoluer. Quand on a un minimum d’ambition professionnelle la pilule a du mal à passer.
Comme je l’expliquai dans le précédent bilan, dans ma branche comme dans beaucoup d’autres, vous devez passer un certains nombres de certifications afin d’accéder à certains jobs, et en particulier lorsque vous devez traiter directement avec les clients d’une grande institution comme la GNB. Je suis sur le point de boucler un premier certificat justement. Il sera très précieux pour la suite de ma carrière je l’espère. Mais certainement pas suffisant. Insuffisant parce que le plus important, c’est votre réseau.

Avoir un bon réseau, la clé du succès

Pour décrocher un poste intéressant que vous convoitez, vous devez connaître les bonnes personnes. Celles qui embauchent ou celles qui sont susceptibles de vous soutenir dans votre démarche (votre hiérarchie notamment). J’ai fait de cette « règle » implicite mon credo. Certes ce n’est pas un scoop, et ce n’est pas une réalité seulement au Canada. Ne nous voilons pas la face. Mais c’est primordial ici j’en ai bien peur ^^.

Bon y’a pas que le boulot dans la vie me diriez-vous, mais l’épanouissement professionnel est et restera une composante essentielle d’une intégration réussie.

Toronto, ville très sympa

Le bien-être passe également par le fait de se sentir chez soi. Toronto est vraiment une ville sympa dans laquelle je me sens bien. C’est un lieu qui offre la possibilité de s’épanouir pour tout citadin qui se respecte. Mais je dois bien avouer que je suis sûr d’une chose, je ne vivrai pas ad vitam aeternam ici ! Je ressens le besoin de devoir découvrir d’autres lieux dans l’avenir. Et puis je ne suis définitivement pas tombé amoureux de cette cité. Ma ville de cœur c’est Paris ^^.

Prêt à vivre de nouvelles aventures donc. Le virus est là. Dès qu’une opportunité se présentera, moi je suis preneur ;-).

Il faudra tout de même accepter l’éloignement familial une fois de plus. C’est toujours difficile, mais plus autant douloureux qu’au début. La maturité une fois de plus !?

Petite définition pour finir :
« Bilan : document qui interdit de se raconter des histoires un mois sur douze » Philippe Bouvard.

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6 Commentaires

  • Répondre Richard 15 octobre 2012 at 3:32

    Au début, je disais comme vous, je vais pas rester….résultat: cela fait 10 ans que je suis au Canada…lol. Car, faut pas se mentir, on prend de l’age et (re)partir ailleurs, cela veut dire “tout reconstruire” et on a plus la même énergie à 20 ans qu’à 30 ans….malheureusement.

    Sinon merci pour votre blog, très très intéressant !!!

  • Répondre Mister 15 octobre 2012 at 5:46

    @Richard: Je dois bien dire que je ne suis effectivement pas prêt à tout reconstruire de nouveau! Si on doit repartir, et je sais bien que cela ne peut pas arriver de si tôt, j’imagine que Lisa ou moi-même aura trouvé un job avant. Et en ayant 26 ans, j’ai encore un peu de temps non!? 😉

  • Répondre Richard 16 octobre 2012 at 4:03

    Je suis arrivé au même âge que vous…je voulais juste souligner que le temps passe vite….malheureusement !!! ….faut avoir faim pour refaire sa vie dans un autre pays et quand on s’embourgeoise, c’est encore plus dur. Moi je crois que je n’ai plus l’énergie pour recommencer… à moins que je sois vraiment dans la mouise et que je n’ai plus le choix.

  • Répondre Afrobeautiful 21 octobre 2012 at 8:26

    Bilan realiste.
    Je vais devoir faire le mien d’ici peu mais je suis venue en tant pvtiste/jpiste donc les attentes ne sont pas les memes que celui de la RP.
    Je dois passer par la case etudes pour m’embourgeoiser ou plutot reussir mon immigration/carriere pro.
    Pour eviter toutes concurrences, je compte aller dans une ville avec moins d’immigrants cela reste une option.

  • Répondre Bilan 2 ans de vie à Toronto 19 mai 2013 at 11:14

    […] ← (Bilan) Two(Balade) Bruce Peninsula & Flowerpot Island → […]

  • Répondre (Bilan retour) - 9 mois | French With Benefits 7 août 2014 at 10:46

    […] faire lire ou relire le bilan des 2 ans. (N’oubliez pas de jeter un oeil à ceux de Mister […]

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