Expérience

Récit d’une immigration ratée à Matane (Québec)


Sébastien a accepté de nous parler de son immigration à Matane, au Québec, une immigration relativement peu préparée qui s’est soldée par un échec et un retour en France après seulement 2 mois au Canada. Ce type de récit étant très rare (la plupart des Français n’en parlant absolument jamais et ne donnant donc jamais de leurs nouvelles), je tiens vraiment à remercier Sébastien d’avoir accepté de se livrer si facilement alors que l’expérience n’a pas dû être facile. Si vous voulez suivre ses aventures c’est sur son blog. (Il est à noter que le blog ne parle pas de son retour en France ni de la vie au Québec)
Parti au Québec seul, âgé de 20 ans, avec mes économies durement acquises, je me suis lancé dans un projet fou : celui de vivre au Canada.
Eh oui, comme une bonne majorité de français, je souhaitais vivre mon aventure au Canada. Malheureusement, et comme bien d’autres, mon expérience s’est arrêtée au bout de 2 mois sur le sol canadien. Pourquoi ?
On me l’a souvent demandé et voici ma réponse.

Avant de partir, soit 10 mois avant la naissance de mon projet, je songeais à « voir ailleurs ». Non pas voir si l’herbe est « plus verte » mais voir autre chose, tout simplement.
J’ai choisi Matane tout bêtement grâce à la vitesse de réponse de l’équipe du CFP. Je suis venu sous VISA étudiant. Mes démarches post visa ont duré 3 mois par là. Soit 1 mois pour me renseigner avant de me lancer (villes, culture etc) et le reste pour l’administratif CAQ et PE.

Je voulais faire mes études au Canada pour beaucoup de raisons. La première étant que je voulais vivre mon rêve américain. A la base je ciblais les USA mais au vue des difficultés, du tarif des études et la difficulté à rester sur le sol américain après expiration du visa… J’ai vite déchanté. Ensuite, j’avais envie de faire une formation qualifiante qui rejoignait un peu mes hobbies puisque je suis motard et très bon mécanicien. Mais pourquoi avoir choisi de faire des études au Canada ? Parce que c’est une grande porte ouverte vers l’immigration et c’est certainement le plus simple à accomplir. Avec une formation telle que le DEP en 1 800 heures, il est facile d’obtenir ensuite une RP.

Avant d’aller plus loin dans mon récite, laissez moi tout de même vous mettre en garde: l’obtention des papiers n’est pas nécessairement difficile mais longue, couteuse et stressante, soyez en conscients!

Me voilà donc le 27 Juillet peu avant 12 p.m. (comprenez midi.) à l’aéroport Trudeau où mon parrain de voyage m’attend. Tout est grand, tout est beau sur le trajet qui m’amène de Montréal à Gatineau. Les premiers jours sont fantastiques, les paysages sont complètement hallucinants, les gens sont sympathiques… C’est le moment où plein de petites choses vous paraissent tellement mieux et si différentes à la fois.
Le 1er aout, me voilà à Matane, en Gaspésie. Après avoir visité Ottawa et Québec, je me trouve dans un endroit plus « plat », plus campagnard également. Ce n’est pas tant dérangeant tout compte fait.

Matane © Wikipedia

A ce moment là on ne se rend toujours pas compte des défauts, des petites choses gênantes. Deux semaines plus tard, c’est de pire en pire. Tout plein de petits détails me gênent. On n’entend plus notre accent chantant du sud, on n’entend plus les gens marcher et raconter les commérages comme on le fait tant chez nous. Il n’y a plus sa moto que l’on apercevait quotidiennement par la fenêtre et qui devenait en soit un élément du décor par habitude. Personne n’est dans la rue ici. Sachez que pour faire 2 mètres, les québecois utilisent leurs « chars » pour se déplacer.

Je ne peux pas parler de différences avec la France car tout y est diamétralement opposé. En effet, que ce soit la nourriture, les gens, les coutumes, les lois, les véhicules, les maisons, les enfants, les animaux, les hobbies, la météo …. Tout y est trop différent et chaque détail mérite que l’on s’y attache.

Maintenant pour bien vous immerger dans mon vécu, imaginez ceci : vous vous levez, prenez votre douche et là pas un bruit. Vos animaux ne sont plus là, personne n’est avec vous. Votre chocolat chaud du matin à la main et une tartine, vous allez vous aérer sur le balcon. Il n’y a que des voitures qui vont et viennent. Pas grave, on allume de la musique. Ah, aujourd’hui faut faire les courses. Sac à dos, direction IGA : 15 min de marche, le temps de « magasiner » et payer 15 min encore puis retour 15 min. Soit pratiquement une heure. Vous voulez aller à l’auto école ? Pas de soucis, comptez une heure aller et tout autant pour le retour.
Une partie de soccer ? 15 min encore. Consolez vous, le permis auto ne se passe qu’en une année 😉

Cégep de Matane © Wikipedia

Parce que oui, vous vous demandez peut-être pourquoi un motard n’a pas pu poursuivre sa passion au Québec ? Il y a des motos à Montréal, Ottawa, Québec. Mais ce n’est pas pareil.. L’assurance est écrasante (4000 $ pour une sportive), les plaques valent 1 500$ pour une sportive, le permis est dans les 1 000$ et tout ça pour rouler… 4 mois par an ! Le pire de tout étant le moment où je me présente à la SAAQ pour demander comment faire pour obtenir un permis québécois avec mon permis moto français. On me répond aimablement : « bah va falloir le repasser monsieur ! »
OK, encore des frais et une perte de temps encore… Dans ce cas, pourquoi y a t-il un équivalent pour la voiture mais pas pour la moto ????

Alors à ce moment là, vous vous posez des questions. Vous qui étiez motard passionné, n’êtes plus qu’un piéton ennuyé. Vous qui aviez des amis un peu partout découvrez qu’il n’est pas si facile de se faire des amis au Canada. Et puis mon changement de carrière (cours de droit en France à mécanicien au Canada) n’était finalement pas une si bonne idée que ça quand on découvre qu’on va souffrir du dos avant d’atteindre 30 ans.
Bref, tout ceci pour en arriver à la conclusion que partir oui, mais il faut choisir (vacances ou immigration), mon choix n’était pas le bon. Alors, à peine deux mois plus tard, je suis rentré en France.

Bien sûr il y a énormément de bon dans ce séjour, j’ai découvert une nouvelle culture, un pays sublime de part ses paysages, ses habitants, leurs voitures, leurs maisons… Les A&W, Tim Hortons etc. C’est vraiment une expérience fantastique, que vous soyez à Matane ou n’importe où ailleurs au Canada !

Pour finir, voici mes recommandations. Si vous êtes jeune et que vous voulez tenter l’aventure, ne partez pas seul ou trouvez-vous une collocation, car la solitude est assez désagréable à force. Je ne dis pas par là que j’étais renfermé. J’allais en soirée, faisais du soccer avec des Québecois, fréquentais des filles, là n’est pas le problème. Mais sachez avant tout que l’immigration est une chose difficile pour quelqu’un qui vient d’un très beau pays comme la France et où l’on manque de rien quoi qu’on en dise…

Globalement, cette expérience m’a paru intéressante par le fait, justement, de cette confrontation avec une culture complètement différente dans un continent lui aussi, différent. Ce que je retiens cependant, c’est la gentillesse des Québécois, le système éducatif et…. les fast foods canadiens !! Passer chez Tim Horton’s, A&W et j’en passe est une OBLIGATION si vous allez au Canada !!

Bonne journée (soirée ?) à vous.

Sébastien.

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14 Commentaires

  • Répondre Hugo 10 janvier 2016 at 5:32

    Je voudrais juste dire deux choses sur ton parcours, Seb. On s’est parlé plusieurs fois avant ton départ. Je me demandais aussi si ton projet était vraiment viable, mais tu avais l’air d’avoir une telle confiance et d’avoir acquis tout un tas d’informations avant ton départ que je me suis dit que c’était ok pour toi.

    A mon sens, tu n’as pas vraiment eu une expérience d’immigration. 2 mois, c’est au mieux de longues vacances. Ce n’est pas suffisant pour pouvoir donner un réel avis sur la vie à Matane, sur la vie au Québec et encore moins sur la vie au Canada. Je le dis fréquemment .. le Canada c’est un très grand pays. Ce que tu as vécu à Matane (en 2 mois) , tu ne l’aurais pas vécu de la même manière à Québec et ce que tu aurais vécu à Québec tu l’aurais pas vécu de la même manière à Montréal. Et on peut aller loin .. L’est et l’ouest , dans l’ouest, Vancouver et Calgary. La culture n’est vraiment pas la même entre chaque province voire même entre les villes d’une même province. Avant de partir à Vancouver, on me disait “Les villes canadiennnes sont des villes ou la voiture est reine, tu ne peux rien faire sans.” Le mec qui m’avait dit ça à l’époque n’a surement que vécu dans un seul endroit du Canada. Une fois arrivé à Vancouver, j’étais surpris de ne pas voir d’autoroute dans la ville (comme c’est le cas dans d’autres villes canadiennes comme à Québec.) Il ne faut donc pas généraliser une ville, une région, une province à l’ensemble du Canada. Actuellement, je suis à Québec et je vois la différence entre Québec et Vancouver. (ou plutôt Hongouver). Je te l’avais expliqué ça. Là, tu es parti dans une petite ville du Québec, loin de tout. Tu viens de Nice.. va vivre dans un petit village de la Creuse .. tu comprendras qu’il te sera aussi difficile d’y vivre. Montréal voire Québec aurait été un meilleur choix de départ.
    Et non, tous les Canadiens n’utilisent pas leurs voitures pour faire 2 m. Dans les petites villes / villages, surement .. pas le choix. Mais c’est la même chose chez nous, en France.

    Un deuxième point .. je t’avais parlé du “syndrome de l’expatrié”. Quand j’étais tout seul à Vancouver .. imagine .. je parlais pas anglais ! (niveau très médiocre) , j’étais dans une ville immense, dans un monde anglophone mais aussi très tourné vers l’asie (beaucoup d’Asiatique), j’étais vraiment tout seul la bas. Mais je savais que les premiers mois allaient être difficiles. Il est normal que les premiers jours / semaines, tu t’extasies sur tout et n’importe quoi. Mais après .. la réalité revient à toi. Les vacances sont finis et tu dois commencer la partie 1 de ton aventure : la découverte d’une nouvelle culture (avant même de devoir t’acclimater à celle-ci). Tu n’as pas pu franchir cette première étape.
    Et c’est normal aussi de ne pas avoir le confort que tu avais en France. (Ta moto, tes amis, ta famille ect ..)

    C’est bien que tu puisses parler de ton expérience, par contre , tu fais plusieurs généralités qui montrent que ton expérience était trop courte.

    Bonne continuation Seb et profite bien de tes années universitaires.

    • Répondre Lisa 10 janvier 2016 at 10:21

      Je confirme ce que tu dis. Beaucoup de gens (canadiens y compris !) font de grosses généralités quand ils parlent de villes canadiennes qu’ils ne connaissent par ailleurs absolument pas.

      Quand jai visite Montréal en 2009, les canadiens nous disaient que Toronto était une ville grise, nulle, sans charme… Bref aujourd’hui ca me fait bien rire ! Quand on voit que Toronto est devenue LA ville à la mode au Canada et que toutes les grandes entreprises y sont ou presque.

      Pareil, les généralités sur l’ouest sont encore plus ancrées dans les mentalités et quand tu arrives à Calgary par exemple, les gens sont plus chaleureux que dans l’est alors qu’on dit qu’ici les gens ne pensent qu’au boulot et à l’argent ! Évidemment les gens qui disent ca ne sont jamais venus dans l’ouest de leur vie ni n’ont dépasse le cap de leur ville 😉

    • Répondre ROMAIN 4 avril 2016 at 5:47

      incroyable toutes ces commentaires qui jugent le choix de cette personne de revenir chez lui au bout de 2 mois. 2 mois sont amplement suffisant pour savoir si l’on a fait un bon choix ou pas. après effectivement il y a bcp d’immigrés au québec qui se voilent la face reste 1, 2 années et repartent en prétextant la rigueur de l’hiver ou bien la famille . s’ils étaient honnêtes la majorité d’entre eux admettrait qu’ils savaient au bout de quelques semaines qu’ils avaient fait erreur mais …. l’orgueil fait faire des choses bien surprenantes…

      • Répondre Lisa 4 avril 2016 at 8:21

        Humm, je suis très réservée sur ton commentaire. 2 mois pour savoir que quelque chose plait ou pas quand on parle d’immigration, ça me semble quand même léger. J’ai mis moi-même 3 ans (et un retour en France) pour aimer à sa juste valeur le Canada et grâce au fait que j’ai changé de ville.
        Donc se dire qu’au bout de 2 mois on a fait le tour d’un pays et qu’on sait que ce ne sera pas fait pour soi, ben vraiment je ne sais pas… Il me semble qu’il faut au moins tenter l’expérience dans une autre ville canadienne pour en être persuadé. Mais après, chacun son aventure.

  • Répondre Guillaume 11 janvier 2016 at 7:09

    Je suis ambivalent sur mon opinion sur l’expérience de Seb, j’ai un peu envie d’être “sévère” (si j’avais été passionné de moto, j’aurai pas été surpris des conditions spécifiques la bas.. j’ai amené mes chats, je savais exactement ce qui les attendaient, par exemple), mais en même temps, il a eu qu’un mois pour se renseigner.. (enfin.. un mois pour la décision, + 2 mois d’attente bureaucratique, c’est quand même pas rien)
    Après.. deux mois, je trouve qu’il a qu’un même abandonné un peu vite. Il a même pas vécu l’hiver !
    Sa conclusion est bonne : quand on fait une immigration de “luxe” (par choix et non par nécessité financière ou sécuritaire), pour un ailleurs pas forcément plus vert (en tout cas, pas partout)…la motivation est parfois difficile.

    • Répondre Lisa 16 janvier 2016 at 7:22

      Effectivement, plusieurs interrogations qui ont été relevées sur les forums 🙂 C’est aussi pour ça qu’en préambule j’ai précisé « peu préparée ».

      Mais il faut aussi se rendre compte que son cas est LOIN d’être unique !!! Et encore, certains sont encore bien moins préparés que ça…

  • Répondre Fann 11 janvier 2016 at 1:43

    Je suis un peu sceptique sur son expérience, ce que je ne comprends pas bien c’est que Seb ait regretté par exemple de ne plus entendre les bruits du quotidien auxquels il était habitué ds le sud de la France. En partant au Canada il devait bien se rendre compte que sa vie serait complètement différente et son quotidien différent ! C’est aussi pour ça que l’on part. C’est un peu typique des français ça : s’attendre à ce que tout soit pareil comme dans son pays.

    • Répondre Lisa 16 janvier 2016 at 7:22

      Je suis d’accord 😉 J’ai eu aussi un peu de mal à comprendre mais bon chacun son cheminement comme on dit !

  • Répondre Alice 13 janvier 2016 at 10:48

    2 mois ce n’est pas beaucoup pour décider de si un pays est fait pour nous ou non. 2 mois à l’étranger ne constituent en aucun cas une immigration. Partir faire des études n’est pas la même chose qu’émigrer non plus.
    Certains aspects mentionnés montrent quand même une manque évident de préparation en amont, comme le permis moto par exemple.
    D’autres semblent être à la limite de la naïveté. Le Québec n’est pas le Sud de la France, ni la France. Il s’attendait à quoi?
    Enfin, il aura essayé quand même. A 20 ans, ce n’est pas lourd de conséquences.

    • Répondre Lisa 16 janvier 2016 at 7:52

      Non c’est sur mais tu vis quand même dans le pays donc disons que tu vois les soucis du quotidien. D’ailleurs plusieurs étudiants décident ensuite de faire une demande de RP.

      Pour le reste, je plussoie bien sûr. Mais encore une fois, beaucoup d’autres personnes viennent encore moins préparés ! Quand je lis certains témoignages, j’hallucine ! Sans même parler des pvtistes hein. (Eux à la limite, ils ont un visa temporaire)

      A noter que cette interview a été réalisée en octobre et je n’ai pas eu de nouvelles depuis.

  • Répondre Matteo 25 janvier 2016 at 2:50

    J’ai parcouru le blog de Sebatien.

    Fac de sport. Puis abandon pour un changement de plan.
    Apres une selection draconnienne pour integrer l’armee: abandon apres 1 mois.
    Inscription fac de droit. Abandon en 1er annee de licence.
    Etudes au Canada. Abandon apres 2 mois.

    Meme avec la plus grande preparation pour aprtir a l’etranger, le resultat aurait-il ete different ? Je doute…
    Un probleme de motivation ? Il me semble qu’il en avait aussi a revendre pour l’armee.

    • Répondre Lisa 25 janvier 2016 at 3:25

      Ah, il ne me semblait pas avoir lu ça ? J’ai reregardé et rien vu concernant ce dont tu parles ?

      • Répondre Matteo 11 février 2016 at 12:49

        As-tu regardé son premier billet : “Que l’aventure commence…!” ?

        1. l’armée : un premier projet commencé, puis abandonné après 1 mois
        ————–
        ” j’ai été militaire de réserve 2 ans dans l’armée de terre française. Mais cette fois, je voulais me tourner vers l’armée de l’air, où j’ai eu mon premier contact avec l’armée étant plus jeune. Seulement voilà, après une sélection draconienne, après avoir été dans les 15 sélectionnés parmi 5.000, après avoir été incorporé dans l’école militaire, j’ai été déçu de ce que j’y vivais.. Je suis donc rentré au bout d’un mois, c’est peu.”

        2. le droit : un deuxième projet commencé, sans doute abandonné en cours de 1ère licence (?)
        ————–
        « Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire de ma vie à présent ? ». “Il ne me restait qu’une petite semaine avant la fin des inscription aux différentes fac. J’ai donc choisi celle qui me plaisait (ou m’attirait) le plus, la fac de droit. […] Je m’appelle Sébastien, j’ai 19 ans et suis étudiant en Droit à Nice, en 1 ère année de licence […] Alors oui, le droit me plait beaucoup, seulement je ne veux pas en faire ma vie […] 1800€ pour certains avocats ayant fait en tout plus de 7 ans d’études! Non merci. Malgré tout la bonne volonté du monde je n’accepterai pas de gagner si peu après avoir passé 7 ans la tête dans les bouquins”

        3. le sport : un troisième projet commencé. Statut actuel inconnu (?) (suspendu pour faire place au projet de l’armée)
        ————–
        “Avant de partir à l’armée je m’étais toutefois inscrit au STAPS (fac de sport) avec l’idée, en deuxième année, de faire un semestre au Québec via le CREPUQ”

        4. la mécanique : un quatrième projet commencé. Abandon des études aux Canada après 2 mois
        ————–
        “Mon projet est de faire un Diplôme d’Etudes Professionnelles (DEP) en Mécanique Automobile puis de faire une ou deux années d’expérience afin d’obtenir une « expérience internationale » “

  • Répondre Gy 22 février 2016 at 4:06

    Et bien voilà un billet qui prête à polémique!

    Je rejoins le clan des sévères envers Seb, il a peut-être mal choisi sa destination et pas trouvé la motivation ou la hargne nécessaire pour aller au bout. Le dépaysement est total, quand je suis arrivé à Vancouver en venant de mon petit village de 26 habitants, ça m’a fait un choc! Et j’ai finalement atterri à Victoria ou je me sens comme un poisson dans l’eau, dans une ville à peine plus grande que celle où j’ai passé 5 ans à étudier (Liège).

    Tout ça montre l’importance d’une bonne préparation mais aussi d’une bonne adaptation. Je travaille partout sur le continent Américain et que ce soit au Canada ou aux USA, quand je parle aux gens qui bossent dans des petites ou grandes villes, il y en a vraiment peu qui oseraient/voudraient changer pour plus grand ou plus petit. Chacun trouve son équilibre.

    Seb avait un PE, pas un PVT ou une RP, il était donc impossible pour lui de changer d’endroit sur un coup de tête. Je suis motard également , et j’ai perdu mon permis moto et mon permis camion en échange d’un permis canadien… Le manque de moto est juste une petite épine dans le pied (et j’ai toujours eu au moins une moto au cours des 15 dernières années!) et je sais pertinemment bien que je vais repasser ce foutu permis ici. Chaque chose en son temps.

    Bref, mon avis sur ce sujet et le périple de Seb:

    -Pas assez préparé
    -Manque de motivation/hargne?
    -Mauvais choix de destination

    J’espère pour lui qu’il trouvera sa passion, qui lui donnera la motivation et le courage de mener ses projets à terme.

    Guy

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